"Jamais je ne pourrai réparer ce que j'ai fait" : un chauffeur de camion condamné pour avoir tué une femme en Dordogne Sarlat-la-Canéda
Publié il y a 6 heures
Un homme de 53 ans a été condamné par le tribunal de Bergerac ce mardi 5 mai pour avoir écrasé une femme de 78 ans sur un passage piéton en plein centre-ville de Sarlat en novembre dernier, alors qu'il était au volant de son camion. Le chauffeur était très ému à l'audience.
L'homme de 53 ans est costaud, mais recroquevillé à la barre, il n'ose pas lever les yeux quand le juge fait le récit de ce jour de novembre dernier. Un accident tragique ; il a fallu mettre en place un soutien psychologique pour les secours qui sont arrivés sur place. Six mois après, le chauffeur du poids-lourd qui a fauché une femme de 78 ans sur un passage piéton du centre-ville de Sarlat était jugé pour blessures involontaires et homicide involontaire ce mardi 5 mai, devant le tribunal correctionnel de Bergerac. Il a été condamné à un an de prison avec sursis.
Un an de prison avec sursis
A la barre, l'homme de 53 ans ne comprend pas. Il faisait jour, il n'avait pas bu, pas pris de drogue, il roulait doucement. Il assure qu'il n'a rien vu, à ce carrefour au pied de la sous-préfecture. Après s'être presque arrêté pour laisser une voiture passer, il a redémarré au pas, et percuté ce couple, un homme de 80 ans et une femme de 78 ans, qui traversaient, après avoir acheté leur journal au bar-tabac.
L'octogénaire a été projeté au sol et blessé. Sa compagne elle est passée sous les roues du 26 tonnes. Sa jambe a été quasi-sectionnée. Elle est morte dix jours plus tard à l'hôpital.
Un carrefour accidentogène ?
"Ce n'était pas un fou furieux, juste quelques quarts de seconde d'inattention qui ont été tragiques", résume le procureur. L'avocate du quinquagénaire rappelle que ce n'est pas la première fois qu'il y a des accidents à cet endroit. Ce que confirme également l'avocate de la famille des victimes : c'est un lieu accidentogène où passent les poids-lourds.
Le tribunal l'a reconnu coupable, et l'a condamné à un an de prison avec sursis, ainsi qu'à la suspension de son permis pendant un an.
A la barre, le chauffeur, patron d'une petite entreprise de location de matériel, est très ému. Après l'accident, les gendarmes lui ont déconseillé de prendre contact avec la famille. Il n'a jamais pu s'excuser. La famille n'est pas là, mais son avocate oui. "Je suis désolé, jamais je ne pourrai réparer ce que j'ai fait", dit-il.