Creuse : le syndicat d'eau d'Ahun appelle les habitants de 13 communes à économiser au maximum l'eau du robinet
Publié il y a 6 heures
Dans la Creuse, après l'agglomération du Grand Guéret, le syndicat d'eau de la région d'Ahun appelle aussi à faire attention à la consommation d'eau. En raison de la sécheresse estivale qui dure, le niveau de la Creuse est très bas et c'est la seule source d'approvisionnement du syndicat.
Les habitants de plusieurs communes creusoises reçoivent depuis vendredi 12 septembre un rappel chaque jour : un message vocal et un texto en appelant "à la mobilisation de chacun". La raison : le niveau de la rivière Creuse est très faible et c'est la seule source d'approvisionnement du SIAEP de la région d'Ahun. Ce syndicat d'eau alimente 13 communes en eau potable, de Chénérailles à Saint-Médard-la-Rochette en passant par Fransèches et Lavaveix-les-Mines.
Le message peut faire peur, mais "il ne faut pas paniquer" assure la présidente du syndicat, Marie-Pierre Maudeux (également maire de Cressat) contactée par ICI Creuse : "Les réservoirs peuvent tenir, mais pas si tout le monde ouvre le robinet, lave sa voiture, nettoie sa terrasse ou remplit sa piscine parce qu'il fait encore chaud" explique l'élue avant de poursuivre : "Le but c'est vraiment qu'il y ait une solidarité entre chaque Creusois pour que demain on puisse avoir de l'eau au robinet pour les usages courants, la cuisine, l'hygiène."
Il ne faut pas stocker l'eau, mais réduire sa consommation
Inutile donc de paniquer et de stocker l'eau du robinet, ce serait absolument contre-productif. Eviter une rupture d'alimentation est essentiel, la présidence du SIAEP de la région d'Ahun explique pourquoi : "S'il n'y a plus d'eau dans les canalisations, elles n'ont plus de pression, et lorsque l'on on renvoie de l'eau, il peut y avoir de la casse et des fuites importantes" explique Marie-Pierre Maudeux. "On n'est pas dans un scénario de rupture, mais d'économie. Avec l'effort de tout le monde, on devrait passer le cap". Ce cap, c'est le milieu de la semaine à venir, le temps de mettre en place des solutions alternatives d'approvisionnement en eau.
Le syndicat a déjà observé un effet positif des messages d'alerte : entre vendredi soir où a été diffusé le premier message et samedi matin, la consommation d'eau a été réduite de 100 mètres cubes par rapport à d'habitude. Des solutions ont aussi pu être trouvées pour les agriculteurs des environs avec des puits et des étangs à sec pour qu'ils n'utilisent plus d'eau potable pour leur activité.